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La mémoire

Mémoire

Dossier réalisé en collaboration avec le Pr. Francis Eustache, Directeur de l'unité Inserm-EPHE-UCBN U1077 "Neuropsychologie et neuroanatomie fonctionnelle de la mémoire humaine" – Octobre 2014

Cette représentation de neuro-imagerie est un exemple de la technique dite de recalage interindividuel guidé par les sillons (DIffeomorphic Sulcal-based COrtical ou DISCO). © Inserm, G. Auzias/S. Baillet/O. ColliotLa mémoire permet d'enregistrer des informations venant d'expériences et d'événements divers, de les conserver et de les restituer. Différents réseaux neuronaux sont impliqués dans différents types de mémorisation. La meilleure connaissance de ces processus améliorent la compréhension de certains troubles mnésiques et ouvrent la voie à des interventions possibles dans l’avenir.

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La mémoire de travail

 

Introduction à la mémoire de travail

Si nous savons tous ce qu'est la mémoire à long terme, la mémoire de travail nous est davantage inconnue. Elle est pourtant essentielle pour réaliser les tâches cognitives.

Cette introduction à la mémoire de travail remplira une triple mission :

  • découvrir la notion de mémoire de travail
  • tenter de définir ce concept
  • différencier la mémoire de travail de la mémoire à court terme.

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Procédés mnémotechniques

 

Mnémonistes et origine des procédés mnémotechniques

La mnémotechnie, mnémonique ou technique pour mémoriser, fascine encore aujourd'hui, jusqu'à être massivement utilisée par les étudiants en médecine. Mieux encore, les procédés mnémotechniques s'incarnent dans quelques mnémonistes extraordinaires que je vais vous présenter avant d'aborder les origines de ces méthodes que nous pratiquons tous plus ou moins consciemment, et que nous pouvons magnifier par un travail approprié.

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Types et rôle de la mémoire humaine

par Grzegorz Markowski
Maître de conférences
Université de Silésie

Le processus d’enseignement du vocabulaire est lié à certains facteurs, parmi lesquels les plus importants sont l’aptitude à mémoriser le lexique et l’aptitude à deviner le sens du lexique.

M.-C. Tréville. et L. Duquette constatent que "depuis plus d’une vingtaine d’années, la tendance est d’éviter d’imposer des exercices de mémorisation pratique, tendance qui serait en contradiction avec les principes de la pédagogie actuelle préconisant plutôt une saisie globale des échanges langagiers. La psycholinguistique nous révèle pourtant, à la lumière d’études portant sur les mécanismes d’apprentissage du vocabulaire, que le procès serait plus grand si les mots étaient présentés en listes
assorties d’une définition ou d’une traduction, et ensuite présentés en contexte."

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Identité personnelle et apprentissage

Notre système cognitif forme des représentations de représentations mentales, les nôtres ou celles d'autrui : des métareprésentations. Cette capacité nous permet d'accumuler des souvenirs autobiographiques. Elle nous permet aussi de mémoriser des énoncés que nous ne comprenons pas, ce qui facilite nos apprentissages.

Comme d'autres animaux, les êtres humains construisent et renouvellent leur représentation du monde à partir de deux sources fondamentales : la perception et la mémoire. Faute de percevoir, un animal ne saurait rien de son environnement. Sans mémoire, un système physique par exemple, un thermostat ou une cellule photoélectrique peut sans doute traiter des informations ; mais il ne peut pas apprendre. Autrement dit, il ne peut pas adapter sa conduite aux changements de l'environnement. Or, un système incapable d'apprendre n'est pas un système cognitif authentique.

Toutefois, dans le règne animal, seuls les êtres humains se soucient de leur mémoire. Ils sont aussi les seuls à posséder la faculté de langage. En un mot, seul un être humain peut faire ce que fait le lecteur du présent article de La Recherche : à savoir, sacrifier plusieurs minutes de sa précieuse existence dans le seul but de comprendre un ensemble de phrases d'une langue naturelle consacrées à la mémoire humaine. Pourquoi nous soucions-nous donc de notre mémoire ? Quelle capacité permet aux humains de s'inquiéter de la fiabilité de leur mémoire ?

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L'individuel sous influence du collectif

par Dan Sperber

Notre activité mentale s'appuie sur des mémoires externes qui ont évolué avec le développement de l'écriture, de l'imprimerie, et maintenant des nouvelles technologies de l'information. Une évolution dont doivent tenir compte aussi bien les sciences sociales que les sciences cognitives.

Peut-on parler de mémoire collective ou sociale ? Les sociologues1, les anthropologues et les historiens2 le font sans hésiter tant il est manifeste que les groupes humains se caractérisent par l'accumulation et l'exploitation d'un ensemble relativement stable de croyances, de savoir-faire et de valeurs partagés. Cet ensemble de représentations - qui correspond à la culture du groupe - est inscrit de façon durable, non seulement dans les esprits, mais aussi dans l'espace commun sous la forme de textes, d'outils, de monuments, et de ces pratiques mnémoniques par excellence que sont les rites. Même si l'on comprend sans mal à quoi font référence les expressions de mémoire collective ou sociale, même si l'on reconnaît la fécondité des recherches où ces notions sont déployées, l'extension au domaine sociologique d'une notion issue de la psychologie individuelle pose problème. Un groupe social n'est pas un organisme ; il n'a ni cerveau ni esprit et, sauf dans un sens vague ou métaphorique, il ne pense pas, il ne raisonne pas, il ne désire pas, il ne décide pas. Il ne se souvient pas non plus. Depuis toujours, les praticiens des sciences sociales adoptent en l'adaptant ce qui peut leur convenir dans le vocabulaire des psychologues, sans se soucier d'expliciter les rapports entre leurs disciplines et la psychologie. Depuis une vingtaine d'années, en revanche, sous l'influence de la « révolution cognitive », se développe un ensemble de recherches sur la façon dont s'articulent la cognition et la culture humaines3. Comprendre les rapports entre mémoire individuelle et collective appelle à l'évidence une telle articulation.

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Comment se forment nos habitudes

Jongler fait appel à la mémoire procédurale. C’est la mémoire des savoir-faire, qui nous permet d’accomplir automatiquement certaines activités physiques, verbales ou cognitives routinières.

Selon quels processus acquérons-nous tous nos savoir-faire ? Leur identification permet le développement de nouvelles techniques d’apprentissage pour certaines personnes amnésiques.

EN DEUX MOTS : La mémoire procédurale permet d’accomplir automatiquement des activités physiques, verbales et cognitives routinières. Identifiée il y a déjà plusieurs siècles par les philosophes, elle fait actuellement l’objet de nombreux travaux de recherche. Ils ont permis de déterminer la façon dont elle interagit avec d’autres types de mémoire, telle la mémoire des évènements.

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